L'acteur Hugh Grant a accusé lundi le journal britannique Mail on Sunday d'avoir piraté son téléphone, suggérant ainsi que cette pratique était utilisée par d'autres journaux que ceux appartenant à Rupert Murdoch, jusqu'à présent au coeur du scandale des écoutes téléphoniques. Au cours de son audition lundi à Londres devant la commission d'enquête sur le piratage téléphonique, Hugh Grant a affirmé que le Mail on Sunday avait publié un article sur sa relation avec Jemima Khan en 2007, dans lequel étaient mentionnées ses conversations avec une femme à la "voix empruntée". "J'aimerais savoir quelle était leur source s'il ne s'agissait pas d'écoutes téléphoniques", a déclaré Hugh Grant, précisant avoir obtenu des dommages et intérêts pour diffamation dans cette affaire.
L'acteur britannique a en outre accusé un autre tabloïd, le Daily Mirror, d'avoir eu accès à son dossier médical. Le Mail on Sundayappartient à Associated Newspapers, et le Mirror à Trinity Mirror. Aucun n'appartient au groupe News Corporation de Rupert Murdoch, où le scandale des écoutes a éclaté. Hugh Grant a ajouté avoir eu des soupçons sur les auteurs d'une effraction dans son appartement à Londres en 1995, peu de temps après son arrestation à Los Angeles avec une prostituée. Rien n'avait disparu dans son appartement pendant ce cambriolage, mais un journal, dont il n'a pas pu citer le nom de mémoire, a ensuite publié une description précise de son intérieur.
16 personnes ont accepté de témoigner
Le scandale des écoutes téléphoniques était jusqu'à présent focalisé sur le groupe News Corporation. L'une de ses publications,News of the World (NotW), le plus gros tirage de la presse britannique jusqu'à sa fermeture en juillet, est soupçonnée d'avoir fait écouter jusqu'à 5.800 personnes selon la police, des personnalités, mais aussi de simples citoyens qui faisaient l'actualité. Devant le tollé provoqué par cette affaire, le Premier ministre britannique David Cameron avait annoncé en juillet la création d'une commission d'enquête, présidée par un juge.
Cette commission a entamé lundi à Londres l'audition des victimes, parmi lesquelles Hugh Grant donc mais aussi les parents d'une adolescente assassinée, Milly Dowler, dont la messagerie avait été piratée par News of the World après sa disparition. Première à s'exprimer parmi les 16 personnes ayant accepté de parler devant les caméras des conséquences de l'espionnage téléphonique, la mère de Milly Dowler a raconté l'horrible déconvenue à laquelle ces pratiques l'avaient exposée. Un détective à la solde du NotW est accusé d'avoir piraté le téléphone portable de sa fille de 13 ans juste après sa disparition en 2002, et d'avoir effacé des messages sur la boîte vocale, conduisant proches et enquêteurs à croire que la jeune fille était toujours en vie.
"Je n'en ai pas dormi pendant trois nuits"
Après la disparition de la collégienne, les Dowler ont tenté à moult reprises de la joindre sur son portable, "et puis, sa boîte vocale s'est retrouvée pleine et nous avions juste cette réponse automatique : ‘il ne vous est pas possible de laisser de message pour le moment'", a raconté Sally Dowler. Un jour, "j'ai téléphoné et je suis tombée sur sa messagerie et j'ai entendu sa voix, j'ai sauté en l'air et j'ai crié : elle a écouté sa messagerie, Bob (le mari de Sally Dowler), elle est en vie", a poursuivi la mère de Milly, la voix chargée d'émotion. "Quand on m'a mise au courant pour les écoutes, c'est à ça que j'ai pensé d'abord", a-t-elle ajouté. "Je n'en ai pas dormi pendant trois nuits". Le couple a également raconté comment il avait été harcelé par les journalistes, craignant d'avoir à répondre à des questions s'il ouvrait sa porte ou découvrant que le NotW avait publié une photo d'eux en train de refaire le dernier trajet suivi par leur fille.
Le NotW est accusé d'avoir fait écouter jusqu'à 5.800 personnes au début des années 2000, pour alimenter sa machine à scoops. Il a été fermé cet été, emporté par l'affaire qui a ébranlé tout l'empire Murdoch dont il était un fleuron. La commission, qui travaille parallèlement à l'enquête de police, veut livrer en septembre 2012 ses premières conclusions, mais elle a averti qu'elle ne limiterait pas ses investigations au seul NotW.
16 personnes ont accepté de témoigner
Le scandale des écoutes téléphoniques était jusqu'à présent focalisé sur le groupe News Corporation. L'une de ses publications,News of the World (NotW), le plus gros tirage de la presse britannique jusqu'à sa fermeture en juillet, est soupçonnée d'avoir fait écouter jusqu'à 5.800 personnes selon la police, des personnalités, mais aussi de simples citoyens qui faisaient l'actualité. Devant le tollé provoqué par cette affaire, le Premier ministre britannique David Cameron avait annoncé en juillet la création d'une commission d'enquête, présidée par un juge.
Cette commission a entamé lundi à Londres l'audition des victimes, parmi lesquelles Hugh Grant donc mais aussi les parents d'une adolescente assassinée, Milly Dowler, dont la messagerie avait été piratée par News of the World après sa disparition. Première à s'exprimer parmi les 16 personnes ayant accepté de parler devant les caméras des conséquences de l'espionnage téléphonique, la mère de Milly Dowler a raconté l'horrible déconvenue à laquelle ces pratiques l'avaient exposée. Un détective à la solde du NotW est accusé d'avoir piraté le téléphone portable de sa fille de 13 ans juste après sa disparition en 2002, et d'avoir effacé des messages sur la boîte vocale, conduisant proches et enquêteurs à croire que la jeune fille était toujours en vie.
"Je n'en ai pas dormi pendant trois nuits"
Après la disparition de la collégienne, les Dowler ont tenté à moult reprises de la joindre sur son portable, "et puis, sa boîte vocale s'est retrouvée pleine et nous avions juste cette réponse automatique : ‘il ne vous est pas possible de laisser de message pour le moment'", a raconté Sally Dowler. Un jour, "j'ai téléphoné et je suis tombée sur sa messagerie et j'ai entendu sa voix, j'ai sauté en l'air et j'ai crié : elle a écouté sa messagerie, Bob (le mari de Sally Dowler), elle est en vie", a poursuivi la mère de Milly, la voix chargée d'émotion. "Quand on m'a mise au courant pour les écoutes, c'est à ça que j'ai pensé d'abord", a-t-elle ajouté. "Je n'en ai pas dormi pendant trois nuits". Le couple a également raconté comment il avait été harcelé par les journalistes, craignant d'avoir à répondre à des questions s'il ouvrait sa porte ou découvrant que le NotW avait publié une photo d'eux en train de refaire le dernier trajet suivi par leur fille.
Le NotW est accusé d'avoir fait écouter jusqu'à 5.800 personnes au début des années 2000, pour alimenter sa machine à scoops. Il a été fermé cet été, emporté par l'affaire qui a ébranlé tout l'empire Murdoch dont il était un fleuron. La commission, qui travaille parallèlement à l'enquête de police, veut livrer en septembre 2012 ses premières conclusions, mais elle a averti qu'elle ne limiterait pas ses investigations au seul NotW.
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